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Les vertus des Huiles Végétales

Les huiles végétales, ces inconnues qui nous veulent du bien

Nous en possédons tous dans notre cuisine, les huiles végétales sont omniprésentes dans notre vie quotidienne, elles servent pour cuire, assaisonner les crudités et les légumes en rehaussant leurs goûts. Pendant des années, je ne m’en servais qu’avec parcimonie, essayant de limiter tout apport de « gras » dans mon assiette, j’utilisais par exemple un pinceau à huile pour badigeonner le fond des poêles en utilisant un minimum d’huile, je diminuais les quantités pour la vinaigrette que je coupais à l’eau, et les légumes étaient cuits systématiquement à la vapeur. Les huiles végétales ont traversé le temps et il faut reconnaître que nous ne les connaissons pas réellement. On les choisit un peu au hasard, en ayant à l’esprit la popularité du « régime méditerranéen » riche en huile d’olive et bonne pour la santé. Mais notre connaissance s’arrête en général à ce stade, il en faut oui, mais pas trop. Or notre organisme a besoin d’apports quotidiens en lipides, beaucoup plus que ce que nous croyons.

 

Le gras, c’est la vie !

huileOn entend souvent parler des fameux oméga 3, des acides gras essentiels dont la carence a des effets importants sur le fonctionnement du corps humain. Il est primordial d’avoir des apports suffisants dans son alimentation et me concernant, ce n’était pas le cas, j’étais très loin du compte. Quel ne fut pas mon malheur pendant de nombreuses années : inflammations, eczéma, surpoids, cholestérol, problèmes digestifs… Suite à un RDV avec une naturopathe ingénieur en micro nutrition qui m’a ouvert les yeux, j’ai pris conscience que j’étais très carencée en acides gras essentiels et que c’était une des causes principales de mes soucis de santé. J’ai donc augmenté ma prise d’huiles végétales par jour de quasi zéro à 4 cuillères à soupe par jour, et les premiers temps, ce fut loin d’être facile. Des huiles oui, mais pas n’importe lesquelles, j’ai appris aussi qu’il fallait veiller à un bon équilibre entre oméga 3 et oméga 6 dont le rapport doit être proche de 5.

« Le Dr Coudron (Professeur responsable des formations nutrition santé à l’UFR pharmacie de Dijon) rappelle également qu’il faut absolument manger plus d’oméga 3 et moins d’oméga 6. Les recommandations pour une bonne santé, cardiovasculaire entre autres, sont de consommer plus de deux grammes d’acide alpha linolénique, un oméga 3 végétal. Or, la moyenne de consommation française est en dessous d’un gramme. On est donc sous la barre des 50% de nos besoins essentiels chaque jour. C’est dramatique. »

J’ai donc réalisé un mélange simple, à partir d’huile de colza riche en oméga 3 et d’huile d’olive pour les oméga 6, de la manière suivante : 2 tiers d’huile de colza pour 1 tiers d’huile d’olive, que je conserve au frigo, dans une bouteille en verre opaque. Ce mélange me sert pour assaisonner le cru.  Les oméga 3 sont des substances fragiles et s’oxydent très rapidement, c’est pour cela qu’il faut conserver au réfrigérateur et consommer rapidement une fois la bouteille ouverte. L’huile d’olive n’a pas besoin d’être stockée au froid, mais ce mélange me permet de gagner du temps, je n’ai pas à le refaire tous les jours. Je prends 2 cuillères à soupe le midi et  2 cuillères à soupe le soir, ou alors une cuillère à soupe le matin dans de la compote, ou avec un avocat, puis 3 cuillères à soupe sur le reste de la journée.

J’ai la chance de trouver de l’huile de colza de très grande qualité réfrigérée à la Maison d’Or de Lutterbach, en bouteilles opaques, et de l’huile d’olive en vrac au comptoir de Messenie pour mes courses zéro déchet, je peux venir avec ma bouteille en verre, et choisir une huile d’olive parfumée qui me convient. Les richesses naturelles de ces huiles  démontrent leurs vertus thérapeutiques et cosmétiques, et il est très important de s’approvisionner auprès de connaisseurs et fabricants de qualité, car selon les procédés de fabrication, toutes les huiles ne se valent pas.

 

« Le choix du bio est crucial, tant une huile bio et une huile non bio sont deux produits que tout oppose. En bio, les huiles sont obtenues par le lent écrasement de graines non chauffées au préalable, ce qui préserve intacts leurs acides gras. En non bio, on a recours à une extraction à forte chaleur (jusqu’à 200 °C) et à l’utilisation de solvants chimiques (soude, hydrocarbures) pour extraire toute l’huile que peut contenir le fruit ou la graine… Comme le procédé altère la qualité des acides gras et des nutriments, l’huile ainsi obtenue (et joliment dite « raffinée ») est finalement enrichie en vitamine E de synthèse. A l’opposé, c’est véritablement un métier à part que celui de « maître moulinier bio » et le fruit de ce travail est un produit d’exception : une huile qui conserve l’intégrité de ses acides gras, son goût, son parfum, sa couleur et ses antioxydants, sans soude ajoutée…« 

 

Attention aussi aux contenants des huiles que vous achetez, les bouteilles en plastique sont à proscrire car elles conservent très mal et dénaturent les huiles,  des études ont montré que les contaminants de ces contenants migrent dans les aliments. Privilégiez donc les bouteilles en verre opaque.

 

Un bilan plus que positif

Si j’avais su, j’en aurais mangé avant ! Cela fait maintenant 18 mois que je consomme mes 4 cuillères à soupe de mon mélange, des poissons gras, des avocats, des oléagineux, et les résultats sont incroyables : plus d’inflammation, plus de maux de ventres, plus de migraines, une prise de sang nickel, un taux de cholestérol revenu dans les normes, une perte de poids, bye bye eczéma que je traînais depuis 15 ans (pour ce petit miracle, j’ai fais une cure d’une autre huile suite à une consultation à la Maison d’Or), une vitalité que je ne connaissais pas, c’est incroyable ! Les huiles végétales ont traversé le temps et méritent leurs lettres de noblesse, je les considère comme des alliées santé indispensables, elles soignent, prennent soin de moi, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, puisqu’elles ont aussi remplacé les crèmes et laits démaquillants dont je me servais par automatisme dans le passé. Manger du bon gras en bonne quantité, sèvre aussi ceux et celles qui sont « addict » au sucre, car il ne suffit pas d’augmenter raisonnablement la quantité d’huile, l’alimentation c’est un tout, et un des grands maux de notre société, est la surconsommation de sucres raffinés qu’on trouve partout. Manger 2 ou 3 fruits par jour suffit amplement quant à notre besoin de goût sucré, tout le reste est à supprimer tout simplement, pour des bénéfices sur le court et long terme.

Pensez-y lors de vos prochaines courses, et faîtes le plein, les huiles végétales jouent un rôle essentiel pour la santé !

 

Sources : Satoriz, Allodocteurs

 

Categories: Alimentation

2 comments

  • jo

    Ce fut un plaisir de vous lire ! Je partage votre avis sur les huiles végétales ! Vous avez raison: une bonne alimentation + une huile végétale de qualité Bio et de première pression à froid sont des alliés indispensable pour contrôler son eczéma…Très bon article, merci !

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