sexe zero dechet

Amour et sexe en mode zéro déchet, utopie ou réalité ?

Se libérer des conditionnements issus de l’éducation, de l’école, des médias, de la publicité n’est pas une mince affaire, et cela concerne tous les domaines de la vie, même les préjugés concernant la vie intime et sexuelle. Après m’être libérée des shampoings, lessives, emballages, crèmes, et autre produits inutiles et nuisibles, j’ai examiné attentivement les croyances liées au sexe, oh my god, et il y en a, qu’est ce qu’on nous bassine à longueur de temps sur ce sujet croustillant qui fait vendre des magazines, dvds et autres objets de plaisir en contribuant à alimenter des tonnes de déchets. Là franchement, je dis stop, j’ai décidé de nettoyé mon petit cerveau définitivement de toutes ces idées reçues !

La fréquence : faire l’amour x fois par semaine

bisous chatsC’est le refrain le plus courant, la fréquence, faire l’amour plusieurs fois par semaine serait bon pour paraître plus jeune, pour être plus heureux, pour avoir un moral d’acier, pour être bien dans sa peau, et pire encore, se gausser d’avoir une pratique sexuelle supérieure à la moyenne nationale. Non seulement, on croit entendre les fameux arguments marketing pour vendre des crèmes miracles-pour-être-jeune-éternellement-qui-sont-chères-et-qui-ne-servent-à-rien mais en plus, cela nourrit l’orgueil et ce petit sentiment de supériorité « Ah, j’ai fait l’amour 4 fois cette semaine, alors que la moyenne est de 3 », sous-entendu « Je suis mieux que les autres », croyance qui se greffe sur la logique de compétition implacable qu’on enseigne à l’école depuis l’enfance : être meilleur que mon petit camarade, avoir une meilleure note, être premier de la classe. Logique qu’on retrouve en entreprise par la suite, où certains sont prêts à tout, à écraser les autres, et laisser quelques cadavres sur la route au passage ne leur posent aucun problème, du moment qu’ils arrivent à leur promotion, à augmenter leur salaire, et à avoir de plus en plus de pouvoir pour dominer leur entourage tout en masquant bien leur ignorance et leur incompétence ! Mais je m’égare… Revenons à nos moutons, enfin, au sexe. On nous fait donc croire, que la norme, c’est de faire l’amour 3 fois par semaine, ah bon ? Mais si j’ai pas envie, si je ne suis pas là, si j’ai des courbatures, si j’ai mes règles, mais QUELLE PRESSION ! Vite, un rendez-vous chez un psy, je ne suis pas NORMALE !

Les études sur le sexe

Faire l’amour est un sujet apparemment très étudié par les chercheurs, pour établir des moyennes et des normes. La clef pour nous faire avaler le poisson, est d’expliquer comment ils ont procédé pour arriver à tel ou tel résultat, combien de participants pour telle étude, dans quel pays a-t-elle été menée, selon quelle méthode, et là, nous sommes pris la main dans le sac, si je puis dire, à fantasmer sur des couples en pleine pratique sexuelle dans une grande pièce avec une glace sans tain, et des électrodes sur leurs corps pour mesurer des données (fréquence cardiaque, etc.). Comme on est obnubilé par le sexe, et les données matérielles et sensibles, on adhère immédiatement à ces arguments « scientifiques » qui nous contraignent à accepter cette « norme ». Mais alors, si je veux être heureuse, paraître plus jeune, être en forme et de bonne humeur, il faut impérativement que je sois prédisposée à la chose, sinon patatras… Mais l’amour et le désir qu’on éprouve ou pas pour son partenaire est-il mesurable uniquement au niveau sensible ? L’amour est-il une donnée matérielle ? Certes non ! Là encore, nous sommes soumis à l’ère de la crédulité la plus complète. Aimer quelqu’un, cela ne se voit pas, et ne doit pas être subordonné à une fréquence de rapport sexuel. Quitte à jeter un gros pavé dans la mare et à susciter l’opprobre de mes plus fidèles lecteurs, je rappelle que la sexualité a pour but premier de concevoir des enfants ! On a tendance à l’oublier, que la recherche de la jouissance dans tous les domaines, est devenue notre religion principale (enfin pas la mienne). On trime tellement tels des esclaves toute la semaine, qu’on a bien le droit de jouir un peu le week-end non ? Tel est le credo de notre société actuelle, passer de l’esclavagisme le plus féroce à une recherche effrénée de jouissance pour compenser. Ne pourrions-nous pas trouver un autre modèle de vie ?

Et à ce stade, se pose bien sûr la question de la protection pendant les rapports sexuels…

Préservatifs, gels lubrifiants, pilules, et le zéro déchet dans tout ça ?

carotte s'enlaceLe temps est fini où les familles avaient une ribambelle de marmailles, aujourd’hui, on est à l’ère de la planification et du contrôle, faire l’amour oui, pleins de bébés, non. Et oui, comme le but de la pratique sexuelle « 3 fois par semaine – merci les médias » est la jouissance et pas la naissance, pilules contraceptives, préservatifs, symptothermie  ou autres moyens sont légions pour se « protéger » de nombreuses grossesses non désirées. Deuxième pavé dans la mare (oups), les femmes ne sont pas assez informées sur les effets de la pilule sur leur cycle et leur santé. On passe sous silence les multiples effets secondaires et l’augmentation de maladies graves liées par cette prise quotidienne, pour une semaine de fécondité, il faut avaler 3 semaines d’hormones surdosées pour bloquer les ovaires avec tous les risques que cela comporte. Sans compter l’impact sur l’environnement. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Jouir à tout prix, vaut-il la peine de prendre à vie une pilule comme le prévoit les labos ? Qui s’enrichit au passage ?

Le professeur Joyeux rappelle dans son livre la Pilule Contraceptive qu’on retrouve en effet « des résidus hormonaux (perturbateurs endocriniens) de la pilule dans les urines et donc dans les égouts des villes qui malheureusement peuvent se déverser et se retrouver dans les rivières ou les fleuves et perturbent ainsi gravement la flore et la faune marine. Et bien sûr ces résidus hormonaux se retrouvent aussi dans l’eau du robinet que toute la famille consomme. » C’est pas très zéro déchet tout ça, non ? J’entends aussi souvent dire qu’utiliser des préservatifs, les messieurs n’aiment pas, et que ça génère des déchets, certes. Je n’ai pas de solutions miracles à vous proposer, mis à part abstinence pendant la semaine de fécondité (là, j’ai mon bouclier anti commentaires sur moi lol ). On peut bien vivre sans shampoing et crème anti ride, pourquoi ne pourrions pas vivre 1 semaine par mois sans faire l’amour ?

Concernant les lubrifiants, une huile de jojoba bio fait très bien l’affaire, et là, coup de marketing naturel oblige, c’est vraiment une huile 3 en 1 (pour de vrai oui !) , puisqu’elle me sert le matin à la place de la crème, pour me démaquiller le soir, et … heu …. pour tout le reste aussi 😉

Le sexe, c’est bon

Si on enlève la croûte de croyances de la fréquence idéale, sur la durée adéquate pour un rapport « parfait », des positions idéales, des endroits saugrenus qui mettraient du piment dans la routine, faire l’amour c’est excellent, tout simplement, du moment qu’on se respecte, qu’on s’écoute, et qu’on prend son temps dans le cadre d’un couple pour durer. A chacun de trouver le bon moment et de s’ajuster en fonction de ses envies. L’autre n’est pas un objet qu’on prend ou qu’on jette en fonction de ses lubies, qu’on exhibe sur un tableau de chasse, là aussi, les préjugés d’avoir des multiples partenaires sont légions. Nous sommes à l’époque du tout jetable, et quand ça va pas, on passe à autre chose, sans vouloir faire l’effort de traverser les crises et d’en sortir plus fort. Un homme ou une femme qu’on apprend à aimer tout au long de sa vie, à travers ses zones d’ombres et de lumières, n’est-ce pas le chemin le plus beau ?

Allez, vous reprendrez bien une petite capsule d’amour biodégradable ?

capsule-amour

 

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Categories: Objectif zéro déchet, Pour nous les filles, Réflexions philo

9 comments

  • Calou

    Lol merci pour cet article…il est vrai qu’on n’y pense pas forcément dans le 0 déchet. Alors comme on « revient » bien au fait maison, les bocaux et confitures maison…concernant le sujet abordé, il y a aussi le retrait à l’ancienne qui demande à monsieur de bien se maitriser ! 😛

  • Evolet

    Euh… Franchement ça fait réfléchir de se dire qu’ on balance des hormones dans les euh… dans mon jardin en fait… Mais en même temps j’ ai des cycles arChi irréguliers sans contraception donc euh c’ est à réfléchir… Sachant que je ne supporte pas le stérilet cuivre… Et que la nature nous pousse à nous reproduire oui oui j’ ai remarquer que je peux savoir le jour où j’ ovulé car moi et mon homme on a une irrésistible envie de se sauté dessus j’ en ai eu deux comme ça… Et le troisième serait arrivé comme ça aussi si j’ avais pas lutter !!! Lol

    • celine

      c’est comme le chocolat, on peut apprendre à se maîtriser, et c’est encore meilleur ensuite, si si ! Pour les problèmes de cycles, il y a des cours supers sur le cycle hormnoal à la Maison d’Or de Lutterbach en aromathérapie, j’ai testé et ça marche (http://www.lamaisondor.fr/), vive les huiles et les hydrolats :-)

  • Bidoune

    Superbe article, nous avons eu il y 8 moi notre 3 eme enfants et après réflexion avec mon mari car je ne voulais plus de stérilet et je ne voulais pas reprendre la pilule. Nous avons décidé qu’il ferai une vasectomie. Sujet très peu abordé en France.

  • Bérengère Kliber

    Je suis bien d’accord avec toi, et le zero dechets m’a bien ouvert les yeux a ce sujet.
    pilule :dérèglement hormonal total, stérilet :douleurs, plus de menstruations, gêne de mon conjoint…,
    préservatif :gene de mon conjoint. Bref, j’ai décidé de tout arrêter et j’utilise une tres bonne application sur la tablette « clue ».
    Celle ci me dit quand (a peu près ) va arriver ma periode d’ovulation, quand vont arriver mes règles. Tout ceci grâce aux donnees que je rentre petit à petit, les signes : pertes, etat de ma peau de mes cheveux, dates des dernières regles, j1mbes lourdes, migraines, mais aussi ovaires qui tirailles. En gros, on apprend à ecouter son corps et à se connaitre.
    à ceci, nous ajouter quand meme une sécurité, mon conjoint se retire quand il le faut.
    Cela fait plus d’un an que nous faisons comme ceci et nous n’avons aucun problème. Au contraire, je me sens mieux. J’arrive enfin à perdre du poids, j’ai moins mal aux jambes, moins de saut d’humeur et les rapports sont plus sensibles, plus de sensations.
    En bref, je ne reviendrai jamais en arrières. Merci le zero dechet.
    et psssst : nous non plus ce n’est pas 3 fois par semaine plutôt 1 fois par semaine ou même toutes les 2 semaines. Et on s’aime énormément. Nous avons 3 enfants et sommes heureux comme ça

    à bientôt

  • François

    J’approuve vraiment ce que tu dis, est-on vraiment dans cette obligation de suivre les diktats de la société. Il m’arrive bien de rester plusieurs semaines sans faire l’amour et on se porte tout aussi bien, alors bravo pour cette article.

  • Noé

    Top cet article !
    Je voudrais juste rajouter un petit point qui me semble hyper important dans l’idée du ZD : pour essuyer tout ça une fois l’affaire terminée, les mouchoirs en tissu c’est très bien ! 😉

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